Katanga: Le village GENRE, pour un empowerment des femmes et des filles à Lubumbashi

Une formation sur la notion du genre et son lien avec les DSS a été organisée au siège de l’antenne EDS-Katanga à l’intention des staffs EDS, DDF, DDJ et Comités de sante.
Cette formation qui a duré cinq jours, du 11 au 13, puis du 16 au 17 mai 2016, s’est étendue sur quelques thèmes dont: la définition du genre, la différence entre genre et sexe, les principes de base du genre, les cadres théoriques et approches, les outils d’analyse de la thématique genre et développement (GED) et enfin, l’empowerment et l’autonomisation.

Dès le premier jour, la formatrice, Mme Kat Françoise, assisté de son collaborateur Mr Baudoin Nkwambi, a initié un travail participatif dans le groupe qu’elle nomme “le VILLAGE GENRE” et au sein duquel chaque membre s’identifiait par un qualificatif qui le caractérise personnellement. D’entrée de jeu, elle a récoltés les attentes des participants qui se résument en deux points: comprendre la notion du genre, être capable de fidèlement ce qu’on a appris aux tiers.

Après un travail en groupe sur le contexte , les rapports et inégalités hommes-femmes au sein de notre société et de nos communautés, elle présente “l’arbre genre” dont les racines correspondent aux coutumes, mœurs, us et traditions, le tronc représente les institutions, les écoles, les églises, les familles, etc., et enfin les feuilles représentent les comportements, les perceptions, les attitudes, les discriminations, etc. Elle conclut cette première partie en insistant sur le fait que nous devons plus travailler les racines et le tronc pour que l’homme et la femme aient accès aux mêmes droits. Pour cela chacun doit commencer par s’auto-sensibiliser.

Le second jour, le travail en groupe a consisté à distinguer les caractéristiques  physiques ou biologiques de l’homme et la femme ainsi que les rôles qui leur sont respectivement attribués au sein de notre société. Ceci a permis d’arriver à la définition du “Sexe” comme étant un terme biologique qui désigne les différences physiques, à caractère innés, existant entre les hommes et les femmes tandis que le “Genre” c’est “sexe social” qui se réfère aux rôles, aux responsabilités que construit la société au sein d’une culture donnée, ou dans un espace donné. Ainsi, la matière a été développée sur les principes de base du genre et les cadres théoriques et approches, partant de l’intégration de la femme dans le développement, ensuite l’approche femme et développement pour aboutir à celle de Genre et développement (GED) qui est en vigueur à ce jour. Pour une meilleure compréhension, un travail en groupe a eu lieu sur les préjugés courants sur les rôles de la femme et le profil descriptif de l’homme aujourd’hui.

Le troisième jour a été consacré aux outils d’analyse GED. D’abord, Mme Kat Françoise a exposé sur les outils guidant l’analyse, qui se basent sur la division sociale du travail entre l’homme et la femme au sein des différentes communautés, des différentes époques et qui a de l’impact sur le comportement de l’homme et de la femme. Ceci a conduit à un travail en groupe sur les rôles de reproduction, de production et les rôles communautaires des femmes et des hommes. Ensuite Mr Baudoin a poursuivi l’exposé sur les outils d’accès et contrôle des ressources et des bénéfices.
Le quatrième jour, les formateurs ont exposé sur la notion d’empowerment et d’autonomisation qui font référence, respectivement, au pouvoir de changer une situation par l’action et à la capacité d’être indépendant par rapport à soi-même et par rapport à l’autre sur le plan économique. Ainsi, le travail en groupe a consisté énoncer les actions à mener pour favoriser l’empowerment et l’autonomisation des femmes et des filles au sein de l’organisation Etoile du Sud (EDS) et à identifier les activités à réaliser en matière de genre d’ici décembre 2016 par rapport à la santé des populations.

Enfin, l’exposé du cinquième et dernier jour a porté sur le lien entre le genre (sexe social) et la santé, et sur le genre comme déterminant social de la santé.
Le village genre créé lors de cette formation était régit sur base de quelques normes et sous le contrôle d’un chef du village et de son adjointe voté d’une manière collégiale.
A la fin de la formation, les facilitateurs ont exprimé leur joie d’avoir à ce jour des disciples genrés qui vont continuer à annoncer la bonne nouvelle partout et leur vœu de sceller un partenariat pour travailler sur le genre. Ensuite le chef du village a exprimé sa gratitude envers ces derniers, suivi des mots de remerciement de deux participants. Enfin, le président du comité provincial de gestion, Mr Eric ISOLO, a remercié tant les facilitateurs que les participants pour le bon déroulement de cette formation et a sanctionné ce mot par la remise de deux brochures sur le Droit à la santé aux facilitateurs.

Cette activité a connu la participation de 15 personnes dont cinq membres de la coordination et dix membres des staffs DDF, DDJ, CSP, CSA et CSO. Elle a été clôturée  par le partage d’un petit cocktail entre les membres du village.

Mamie META
Responsable chargée de la communication et médias
EDS-Katanga

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